Vous cherchez à souscrire une assurance auto, mais on vous réclame un relevé d’information que vous ne pouvez pas fournir ? Cette situation est plus courante qu’on ne le pense et ne constitue pas un obstacle insurmontable. Que vous soyez jeune conducteur, que vous n’ayez jamais été assuré à votre nom, ou que vous sortiez d’une longue période sans véhicule, des solutions existent pour obtenir un contrat d’assurance malgré l’absence de ce document. Découvrons ensemble comment expliquer votre situation aux assureurs, quels justificatifs alternatifs présenter, et comment limiter l’impact financier sur votre prime d’assurance.
Comprendre le relevé d’information et son importance pour l’assurance auto

Le relevé d’information constitue la pierre angulaire de l’évaluation des conducteurs par les compagnies d’assurance. Ce document leur permet d’analyser votre profil de risque et de calculer votre prime en conséquence. Sans ce précieux sésame, les assureurs naviguent à l’aveugle et adoptent généralement une approche prudente qui se traduit par des tarifs plus élevés. Comprendre précisément ce que contient ce relevé vous aidera à mieux argumenter auprès de votre futur assureur.
Que contient réellement un relevé d’information d’assurance auto détaillé ?
Le relevé d’information retrace votre parcours de conducteur assuré sur les cinq dernières années maximum. Il détaille votre coefficient de bonus-malus actuel, la liste exhaustive de vos sinistres avec leur nature (responsable, non responsable ou partiellement responsable), les dates de début et de fin de contrat, ainsi que les éventuelles résiliations subies. Certains relevés mentionnent également les suspensions de permis ou les infractions graves. Pour l’assureur, ce document fonctionne comme un véritable bulletin scolaire de votre conduite, lui permettant d’anticiper le risque que vous représentez.
Pourquoi les compagnies d’assurance y accordent autant de poids pour tarifer ?
Les statistiques démontrent que les comportements passés constituent le meilleur prédicteur des sinistres futurs. Un conducteur affichant un relevé vierge de tout sinistre responsable sur trois ans présente objectivement moins de risque qu’un profil ayant causé plusieurs accidents. Cette logique actuarielle pousse les assureurs à s’appuyer massivement sur le relevé d’information pour affiner leurs grilles tarifaires. Sans ce document, l’assureur applique souvent un coefficient prudentiel et vous place dans une catégorie de risque standard ou élevé, ce qui fait mécaniquement grimper la prime.
Comment le relevé d’information influence concrètement votre bonus-malus annuel ?
Le coefficient de bonus-malus évolue chaque année selon votre sinistralité, et cette évolution figure précisément sur votre relevé d’information. Chaque année sans sinistre responsable réduit votre coefficient de 5%, tandis qu’un accident responsable le majore de 25%. Le relevé permet aux assureurs de vérifier que ces calculs ont été correctement appliqués par votre précédent assureur et d’appliquer le bon coefficient dès la souscription. C’est donc un outil de continuité qui garantit que vous ne repartez pas injustement d’un coefficient neutre de 1 si vous bénéficiez déjà d’un bonus avantageux.
Les principales raisons pour lesquelles vous n’avez pas de relevé d’information
L’absence de relevé d’information ne fait pas automatiquement de vous un conducteur à haut risque. Plusieurs situations parfaitement légitimes expliquent que vous ne disposiez pas de ce document. Identifier précisément votre cas de figure vous permettra de présenter votre profil sous le meilleur angle possible et de rassurer votre futur assureur sur votre fiabilité.
Vous n’avez jamais été assuré à votre nom et conduisiez un véhicule tiers
De nombreux conducteurs utilisent pendant des années le véhicule de leurs parents, de leur conjoint ou d’un ami proche en tant que conducteur secondaire ou occasionnel. Dans cette configuration, seul le souscripteur principal reçoit un relevé d’information, même si vous conduisiez quotidiennement. Cette situation concerne particulièrement les jeunes adultes qui ont appris à conduire sur la voiture familiale ou les personnes en couple n’ayant qu’un seul véhicule au foyer. Pour prouver votre expérience, vous pouvez demander au titulaire du contrat de vous fournir une attestation mentionnant que vous étiez déclaré comme conducteur régulier.
Vous sortez d’une longue période sans assurance automobile ni véhicule personnel
Vivre en centre-ville avec des transports en commun efficaces, partir plusieurs années à l’étranger, ou traverser des difficultés financières peut conduire à une interruption de plusieurs années sans véhicule ni assurance. Après trois ans sans contrat, les assureurs n’ont plus accès à votre ancien relevé d’information et vous considèrent comme un nouveau conducteur. Cette « remise à zéro » n’est pas nécessairement négative si vous pouvez justifier cette période par des circonstances compréhensibles. L’important est d’être transparent sur la durée exacte de l’interruption et ses raisons.
Vous êtes jeune conducteur et n’avez jamais eu de contrat d’assurance auto
Tout conducteur doit bien commencer quelque part. Si vous venez d’obtenir votre permis ou si vous n’avez jamais souscrit de contrat à votre nom, l’absence de relevé d’information est parfaitement normale. Les assureurs le savent et appliquent des grilles tarifaires spécifiques aux jeunes conducteurs, généralement avec un coefficient de départ de 1 et des surprimes dégressives sur trois ans (deux ans si vous avez suivi la conduite accompagnée). Vous pouvez néanmoins valoriser votre formation initiale, un stage de conduite défensive, ou l’absence totale d’infraction depuis l’obtention du permis pour négocier votre tarif.
Votre ancien assureur tarde à transmettre ou refuse de délivrer le document
La loi impose aux assureurs de vous fournir votre relevé d’information dans les quinze jours suivant votre demande, que celle-ci soit faite lors de la résiliation ou ultérieurement. Pourtant, certains assureurs traînent les pieds, surtout si vous les avez quittés après un litige ou un sinistre. En cas de non-réception, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception rappelant cette obligation légale. Si le blocage persiste au-delà d’un délai raisonnable, vous pouvez saisir le service réclamation de la compagnie, puis le médiateur de l’assurance qui interviendra gratuitement pour débloquer la situation.
Quelles solutions si vous n’avez pas de relevé d’information pour vous assurer ?

L’absence de relevé d’information ne vous condamne pas à rester sans assurance. Plusieurs stratégies permettent de contourner cet obstacle et de rassurer les compagnies sur votre profil. L’essentiel consiste à compenser le manque d’information par d’autres éléments tangibles démontrant votre sérieux et votre expérience de la conduite.
Comment expliquer votre absence de relevé à un assureur sans vous pénaliser ?
La transparence constitue votre meilleur atout. Expliquez clairement et simplement pourquoi vous ne disposez pas de relevé d’information : jamais assuré à votre nom, longue période sans véhicule, jeune conducteur, ou retard de transmission. Anticipez les questions en précisant immédiatement votre expérience réelle de conduite, le nombre d’années depuis l’obtention du permis, et l’absence éventuelle de sinistre pendant que vous conduisiez comme conducteur secondaire. Un discours structuré et honnête inspire davantage confiance qu’une explication vague ou évasive qui pourrait faire craindre que vous dissimuliez un passé problématique.
Quels justificatifs alternatifs pouvez-vous fournir pour rassurer un assureur ?
Plusieurs documents peuvent compenser l’absence de relevé d’information. Si vous conduisiez un véhicule tiers, demandez une attestation au titulaire du contrat confirmant que vous étiez conducteur régulier sans avoir causé de sinistre. Vous pouvez également fournir votre relevé intégral d’informations du permis de conduire qui liste vos infractions (ou leur absence), un relevé d’information étranger si vous avez été assuré à l’étranger, ou encore des attestations d’employeurs pour les véhicules de fonction. Certains assureurs acceptent même une déclaration sur l’honneur détaillant votre parcours de conducteur, accompagnée de pièces d’identité et de justificatifs de domicile pour renforcer la crédibilité.
Faut-il accepter un contrat plus cher au départ pour se constituer un historique ?
Cette stratégie s’avère souvent payante à moyen terme. Accepter une première année à un tarif légèrement majoré vous permet de générer un relevé d’information propre, surtout si vous circulez prudemment sans causer de sinistre. Au bout de douze mois, vous pourrez faire jouer la concurrence avec un document officiel prouvant votre bonus et votre absence de sinistralité, ce qui ouvrira l’accès à des offres bien plus compétitives. Pour limiter la facture initiale, privilégiez une formule au tiers avec quelques garanties essentielles comme le bris de glace ou l’assistance, quitte à renforcer votre couverture l’année suivante quand votre profil sera mieux établi.
Trouver une assurance auto sans relevé d’information au meilleur coût
Maintenant que vous avez identifié votre situation et préparé vos arguments, l’objectif devient de dénicher l’assureur proposant le meilleur rapport qualité-prix malgré l’absence de relevé. Certaines compagnies se montrent plus souples que d’autres sur ce point, et quelques arbitrages intelligents sur les garanties peuvent significativement alléger la facture.
Comment comparer efficacement les assureurs auto quand vous n’avez aucun relevé ?
Les comparateurs en ligne constituent un excellent point de départ. Remplissez honnêtement les questionnaires en indiquant clairement que vous ne disposez pas de relevé d’information et précisez les raisons. Vous obtiendrez une première liste d’assureurs acceptant ce type de profil avec des fourchettes de prix indicatives. Notez que certains assureurs en ligne spécialisés dans les profils atypiques apparaîtront peut-être plus favorables que les grandes compagnies traditionnelles. Une fois cette présélection établie, contactez directement deux ou trois assureurs par téléphone pour affiner les devis en exposant votre cas personnel, ce qui permet parfois d’obtenir des conditions plus avantageuses qu’en ligne.
Quelles options de garanties choisir pour éviter une prime disproportionnée ?
Analysez d’abord vos besoins réels selon la valeur et l’usage de votre véhicule. Pour une voiture d’occasion de plus de huit ans, une formule au tiers avec responsabilité civile suffit souvent, éventuellement complétée par la garantie bris de glace et l’assistance dépannage qui ne coûtent pas très cher. Si votre véhicule est récent ou financé à crédit, une formule intermédiaire (tiers étendu) couvrira le vol et l’incendie sans atteindre le coût d’une tous risques. Jouez également sur les franchises : accepter une franchise de 300€ ou 400€ au lieu de 150€ peut réduire sensiblement votre prime annuelle, surtout quand vous n’avez pas encore d’historique favorable à faire valoir.
Est-il utile de passer par un courtier en assurance dans ce contexte particulier ?
Le courtier possède un avantage décisif dans les situations complexes : il connaît les assureurs les plus ouverts aux profils sans relevé d’information et sait comment présenter votre dossier pour maximiser vos chances d’acceptation à un tarif raisonnable. Il peut négocier directement avec plusieurs compagnies, défendre votre profil en mettant en avant vos points forts, et vous éviter une série de refus qui compliqueraient encore votre recherche. Cette intermédiation est généralement gratuite pour vous puisque le courtier perçoit une commission de l’assureur, et elle peut vraiment faire la différence si vous avez un historique complexe ou si vous cumulez plusieurs facteurs de risque.
Que faire en cas de refus répétés et comment saisir le bureau central de tarification ?
Si vous essuyez plusieurs refus successifs, ne restez pas bloqué. Après deux refus documentés, vous pouvez saisir le bureau central de tarification (BCT), organisme public qui garantit le droit à l’assurance. La procédure est simple : vous remplissez un formulaire en ligne sur le site de la Banque de France en joignant vos refus d’assurance et vos justificatifs d’identité. Le BCT désignera alors un assureur et fixera le montant de la prime pour une garantie responsabilité civile obligatoire. Ce tarif administré est souvent plus élevé qu’une offre classique, mais il vous permet au minimum de circuler légalement et de vous constituer un premier relevé d’information pour rebondir ensuite vers des offres plus compétitives.
Ne pas disposer de relevé d’information complique votre recherche d’assurance auto, mais ne la rend pas impossible. En comprenant les attentes des assureurs, en préparant des justificatifs alternatifs solides, et en ciblant les compagnies les plus ouvertes à votre profil, vous trouverez une solution adaptée. Privilégiez la transparence dans vos échanges, acceptez éventuellement un surcoût temporaire pour vous constituer un historique, et n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un courtier ou du BCT si nécessaire. Dans tous les cas, cette première année d’assurance vous permettra de générer ce fameux relevé d’information qui vous ouvrira ensuite l’accès à des offres bien plus avantageuses.



